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Engagez-vous qu’ils disaient, engagez-vous…!

Tout le monde se souvient des paroles de ces soldats Romains désabusés après leurs rencontres douloureuses avec Astérix et Obélix, héros des dessinateurs René Goscinny et Albert Uderzo. C’est comme si le rêve qu’on leur avait vendu venait de se briser : même dans l’armée romaine on peut être déçu…

Combien d’entre nous avions pensé qu’en s’engageant dans l’armée, dans une grande école, dans une relation amoureuse, dans la parentalité tout allait enfin changer ! Ben oui, parce que la tendance subconsciente de l’homme est de s’engager pour lui et non pour l’autre, d’où son désintérêt ou sa frustration lorsque les événements ne tournent pas à son avantage…

En effet, une fois passée l’euphorie du changement et de la découverte nous voilà à nouveau confrontés à nos limites et qui plus est, coincé par notre engagement. Qui aurait cru qu’à l’engagement initial devrait s’ajouter toutes sortes d’efforts pour construire cet idéal tant désiré ?

Quand les médias nous rapportent la réussite d’un jeune PDG de Start-Up ou lorsque nous constatons le bonheur d’un couple de notre entourage, nous voyons la « photo » de leur bonheur présent, mais savons-nous la grandeur des sacrifices passés qu’ils ont consentis pour en arriver là ? Combien de temps ont-ils dû travailler, combien de fois ont-ils échoué, accompagné, pardonné, regretté, recommencé, reconnu leurs erreurs, … ?

Lorsque Dieu a créé le jardin d’Eden et y a placé Adam et Eve, c’était pour le meilleur ! Mais le pire est arrivé : l’infidélité de l’homme. La réaction spontanée de Dieu nous surprend alors, nous qui nous décourageons si facilement. En effet, Dieu n’exprime aucun regret quant à sa création, il explique les conséquences du péché dans la vie de l’homme et de sa femme et indique tout de suite qu’il va produire une solution pour sortir l’homme du piège dans lequel il est tombé. Autrement dit, il se met tout de suite au travail pour réparer l’erreur des autres.

Ce qui est incroyable dans cette affaire, c’est que Dieu est victime du mauvais comportement d’Adam et Eve, mais qu’il ne réagit pas comme une victime ! Il se saisit de cette affaire et annonce qu’il va payer pour sauver le monde. Dieu paye deux fois quand nous avons déjà du mal à payer une fois.

Et si nous demandions à Dieu les sentiments et la force qui étaient en Jésus-Christ, lui qui a laissé pour un temps son confort et sa sécurité pour sauver une relation perdue avec les hommes. Le Fils de Dieu s’est fait serviteur, s’engageant sans plainte pour atteindre son objectif.

B. Besnard

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